Biodiversité viticole

Quelles actions pour la préserver, comment estimer leur efficacité ?

 

C’est dans les années quatre-vingt que la communauté scientifique, consciente de la dégradation grandissante de nombreux sites naturels, invente un terme pour désigner leur richesse et tirer la sonnette d’alarme.

 

La « biodiversité » connaît en effet depuis quelques décennies une chute inquiétante. Elle est mise à l’honneur cette année au travers du programme « 2010, année internationale de la biodiversité ». On prend aujourd’hui conscience que l’espace agricole, qui couvre 50 % du territoire français, est un enjeu majeur pour sa sauvegarde.

 

« Enfermer » la biodiversité à l’intérieur des quelques pour-cent de réserves naturelles n’est pas suffisant. La gestion adaptée de l’espace agricole permet de maintenir une grande biodiversité.

 

C’est en gérant de manière raisonnable les espaces cultivés et les espaces non-productifs, véritables refuges pour la faune et la flore, que l’on peut agir efficacement. Ces actions de gestion sont plus pertinentes lorsqu’elles sont collectives, car elles permettent de recréer un réseau à une échelle plus large que celle de l’exploitation.

 

C’est la notion de connectivité, ou de corridors écologiques, qui est à l’origine des dispositifs trame verte et bleue du grenelle de l’environnement. De nombreuses initiatives sont prises aujourd’hui, individuellement ou collectivement. Les méthodes sûres pour mesurer leurs effets concrets et le choix d’indicateurs pertinents font encore aujourd’hui l’objet de controverses.


 

Plus d'infos : revue des oenologues

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